Couloeuvre

Recommander

Recherche

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 08:25


Hé bien il sera dit qu'en ce moment, je verse plutôt dans la fable, n'est-ce-pas, Angélique ? J'écoutais Manu Chao ce matin, assise devant mon bureau, en l'honneur de notre invité Chilien au travail, peut-être ?... En tout cas, je me suis mise à chanter avec lui... Che voy a hacer/je ne sais plus... Che ora son, mi corazon... Et ma chatte est montée aussitôt sur mes genoux, et s'est mise à pointer son nez vers ma bouche d'où sortaient de drôles de sons, sans doute, à son avis !... Je me tus pour écouter le couplet, elle se coucha tranquillement. A la reprise du refrain, je recommençai à accompagner Manu Chao, et ma chatte, décidément intriguée, reprit son manège... J'ai une chatte mélomane, surtout quand c'est moi qui chante... Flattée !

 

 

27/01/12

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Fables
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 14:56

    Mon chiot et moi, on a fait une drôle de rencontre, aujourd'hui... Thèbes, c'est son nom ( en souvenir de la ville d'ancienne Égypte), s'est retrouvé tout à coup assailli par un énorme double... En fait, tous les deux sont des Bouviers suisses, c'est-à-dire qu'ils sont les frères des Bouviers bernois, mais à poils courts... Cela m'a amusée - et intéressée ; de découvrir à quoi ressemblerait mon chiot adulte. Il faut dire qu'à quatre mois et demi, il est  déjà aussi grand et plus fort que ne l'était ma chienne avant qu'elle nous quitte. Ma chienne était une Border-Coolie sans doute croisée avec un Beauceron ( on l'ignorera toujours, mais les trois couleurs, la haute taille, l'ergot détaché à la patte nous le faisait penser...).


    Bref ! Ce n'est pourtant pas ce qui m'a le plus interpellée... Car en effet, alors que je m'évertuais à tranquilliser mon chiot en laisse pour qu'il continue à marcher au pied, malgré le gros chien qui s'agitait au bout du bras de sa maîtresse sur le trottoir d'en face, tout à coup, j'entendis :


- Oh ben ça y est ! Il est parti !...

 
    En effet, le grand chien a rappliqué, sa laisse flottant derrière lui et s'est posté vite fait face à ma demi-portion ( pour l'instant encore !...), tandis que sa maîtresse suivait en courant ( ou du moins le plus vite qu'elle pouvait) et tentait de me rassurer :


- N'ayez pas peur, il lui fera rien !...


    Bon, si vous le dites, laissons-les faire connaissance... Mais le gros mastard se met à grogner sur mon " petit" chiot chéri, et il remet ça ... Je commence à froncer les sourcils :


- Mais il est méchant !...


    Et l'autre qui soliloquait dans son coin en affirmant :


- On l'a élevé au martinet...


    Et comme je ne parvenais pas à comprendre ce qu'elle avait voulu dire, occupée à protéger mon chiot de son titan, elle joignit le geste à la parole. Je vis un martinet ( ridiculement petit à comparer avec la tête de son monstre) s'abattre en claquant sèchement de toutes les lanières de son fouet sur les yeux du pauvre cador, ce qui ne l'émut pas le moins du monde !...


    J'en avais assez vu et assez entendu, je murmurai à mon chien :


- Allez on s'en va...


    Et je laissai là la dame, son chien et son martinet fou... en bénissant mon chiot d'être aussi doux et charmant...
 

 

 

24-01-12

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Journal
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 10:00

CLONAGE NATUREL ?

 

    Je ne sais s'il vous est arrivé la même aventure qu'à moi, mais je viens d'en prendre conscience, et cela me surprend tellement que je ressens le besoin d'en témoigner...

    Il y a quelques années, j'ai rencontré un homme en plein force de l'âge, qui exerçait un certain métier, disons, dans le domaine écologique, qui lui permettait de jouir d'une vraie liberté vis-à-vis de la société de consommation. Sympathique, doux, mais sans nul doute accroché à ses valeurs et à ses certitudes. Je sais que je reste dans le vague, mais je ne peux m'autoriser à être plus précise sous peine que les personnes dont je parle se reconnaissent et en souffrent ou le prennent mal, si elles venaient à lire ce texte ou à en entendre parler. Cependant, mon but n'est absolument pas là. Mon but consiste juste à vous faire part de mes observations qui m'ont laissée perplexe...

    Au début de l'automne, j'ai rencontré un autre homme qui pourrait correspondre trait pour trait à ce portrait, jusque dans l'exercice du métier ( exactement le même), et dans l'apparence physique ( seules différences notables entre eux : la taille et les traits du visage...). La couleur de cheveux, la coiffure, la barbe, l'allure fine et sportive, l'absence d'attention à leur tenue vestimentaire hormis le côté pratique, mais aussi le mode de vie, un certain retrait de la société, pour ne pas dire une certaine méfiance vis-à-vis du genre humain... Tout les rassemble ! Tout se ressemble en eux !... Mais il m'a fallu avant-hier, dans un cadre tout à fait différent,  la rencontre d'un troisième homme du même type ( hmm !... pour la référence à un film bien connu !...) pour en prendre conscience...

    N'est-il pas surprenant que des personnes cherchant avant tout leur liberté d'action et de pensée face à une société qu'ils rejettent plus ou moins, se ressemblent à ce point ? Faux triplés ? Clônage naturel pour des gens attachés aux valeurs écologiques que je partage, d'ailleurs ?...

 

12/01/12

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Portraits symboliques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 09:50

A Fred

 

Je suis une fille du Feu mais je ne peux me passer très longtemps de l'océan...

 

Lorsque j'entends

La tempête au-dehors,

Le vent...

( Même si loin dans ce Jura continental où je vis

Et je dors ),

Et si fort !...

Je ressens au-dedans

L'envie

Irrépressible de courir

Sur la falaise

Au-dessus de Portec

Pour voir les débordements

De la mer,

Des vagues qui recouvrent

amplement

Les rochers et fouettent les champs

Jusqu'au fond de la crique

Jusqu'au bord

des lieux-dits

Pour sentir sur ma peau mon corps

Le sel, le goût des embruns

Qui piquent

De blanc mouvant

Les gris

Les bleus sans pétrole

Pour partager même immobile

Ce chambranle intérieur

qui vous chavire

Qui hurle et peint grandeur

nature juste un

Turner sans ors

Et je me sens

Enfin

La Fille du Feu

La Fille des lieux

Celle qui danse

Au rythme des chants

Anciens au présent

Et je me sens

Enfin

Dans mon Élément...

16/12/11

Par Françoise Heyoan - Publié dans : poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 13:33

L'autre jour, une nouvelle aux informations m'a étonnée. De plus en plus de femmes divorcent pour pouvoir tout simplement vivre leur vie...Beaucoup parmi elles sont passées directement du foyer familial sous la tutelle d'un mari...Elles ne savent pas ce que signifie vivre... Faire des choix personnels, pouvoir prendre des décisions sans avoir besoin d'en référer à qui que ce soit...Je les comprends totalement. Alors même que j'avais eu la chance de vivre seule avant de me marier, j'avoue que retrouver cette liberté, cette indépendance, même si la séparation est toujours rude dans un premier temps, m'a beaucoup apporté... Ne serait-ce que pour imaginer un nouvel avenir, oser essayer de nouvelles orientations dans ma vie ; comme l'aïkido, par exemple, qui est devenu pour moi une vraie passion... Mes enfants en savent quelque chose, de même que mes amis !... Je n'aurais jamais osé auparavant, même lorsque nos relations avec mon ex-mari étaient bienveillantes,, décider d'aller en stage le week-end, ou pendant les vacances, juste pour moi... Et mes enfants s'adaptent, et eux de leur côté, apprécient également cet espace de liberté que je leur offre ( il est vrai qu'ils sont jeunes adultes, maintenant)... Tout le monde bénéficie du fait que je sois heureuse de bouger, d'aller là où je veux, quand je le veux, avec qui je veux...


 

Je pense qu'il est très important, pour être en mesure de mener sa barque sans souci, d'apprécier les moments de solitude. De les savourer même. Pour cela, il est nécessaire, bien entendu, de savoir gérer les moments d'angoisse qui surviennent sans prévenir, ou qui sapent tout au fond de nous, bien souvent en catimini, la douceur de vivre. J'avoue que depuis que mon meilleur ami ( c'est très important, les amis, quand on vit seule !...) m'a raconté qu'il vivait ses moments de solitude comme une méditation, je me sens merveilleusement bien lorsque je passe un moment, une soirée seule, en faisant de même... En fait, je savoure cette perspective à l'avance, et j'en savoure ensuite chaque instant.


 

Bien entendu, la solitude ne fait pas tout, mais elle a l'intérêt de nous permettre de révéler à soi-même ce qu'on souhaite faire de sa vie, et qui on est réellement. Est-ce à dire que je refuserai une nouvelle relation amoureuse ? Certainement pas... Mais de toute évidence, de nombreux paramètres devront être discutés, afin que chacun sauvegarde son espace de liberté, tout en respectant l'un envers l'autre une vraie confiance mutuelle. Une réelle bienveillance mutuelle. Et une vraie détente dans les relations.

14/12/11

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Textes à méditer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés