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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 14:38

 

 

1.

 

Et si le chemin ?...

La Bible nous a menti.

Point de droit chemin.

 

2.

 

Erreur d'aiguyage...

Deux points ne suffisent pas.

Tourne sur toi-même.

 

3.

 

Le choix est multiple.

Exit Manès et Corneille...

Le dilemme est mort.

 

4.

 

Si ton centre vire

Ton regard suit et découvre

Ta vraie vie ; ton axe.

 

5.

 

Tout l'art de grandir...

Se déployer en tournant.

La joie d'être là.

 

6.

 

Chaque sens est lien.

Tout mouvement enrichit.

Même yeux fermés.

 

7.

 

N'aie crainte d'apprendre ;

car tu apprends qui tu es

même transformé( e).

 

8.

 

N'aie crainte de l'autre ;

Chaque rencontre te guide

vers ta vraie spirale

 

21/10/11

 

Par Françoise Heyoan - Publié dans : poésie
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 10:50

Je vous souhaite à tous de partager le plaisir que j'ai eu à rédiger ces articles, à composer ce magazine et à le publier...En voici le lien :

 

lien


Par Françoise Heyoan - Publié dans : Mes magazines en ligne
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 11:06


 

Le Médecin personnel du Roi

Per Olov ENQUIST

Traduit du suédois par Marc de
Gouvenain et Lena Grumbach

Actes Sud

 

Per Olov Enquist a fait de Christian VII, monarque absolu du Danemark en ce XVIIIème siècle, une personne. Quelqu'un d'une vraie modernité. Dès l'enfance, la famille de Christian VII le soupçonne de folie. Au fil des pages, on s'aperçoit que la véritable torture n'est peut-être pas uniquement celle que subissent les opposants au régime monarchique dans les caves des prisons royales... Celle précisément que subira son médecin personnel, qu'il considérait pourtant comme son seul ami, un père presque... en qui il avait toute confiance, au point de lui confier le soin de la reine, sa jeune femme qui l'effrayait tant. Si le médecin, pourtant homme des Lumières, a manqué de discernement, tant dans son comportement privé avec la reine, que dans les innombrables réformes successives dont il inonde le peuple danois sans aucune explication, il n'a pourtant pas manqué, tel que le peint en tous cas Per Olov Enquist, de finesse pour apporter à Christian VII un peu de ce bonheur qui lui était apparemment refusé sur terre...

 

Christian VII est harassé par la vie avant de vivre, submergé par la conscience de n'être pas à sa place, intimement convaincu qu'il a été un bébé échangé et qu'à l'origine, il vient d'une famille paysanne... Son rôle de souverain lui pèse au point qu'il en pique des colères noires, à casser les meubles, peu importe où il se trouve, en les balançant par la fenêtre... Pour y échapper, il se persuade qu'il n'est en fait que dans une pièce de théâtre, qu'il va pouvoir découvrir la vraie vie ailleurs, qu'il va pouvoir sortir par les coulisses et vivre, enfin !... Ce thème de l'existence d'un autre monde, en dehors de la Cour revient en permanence...La Cour, le lieu de la folie, le lieu de toutes les intrigues dans l'ombre, qui déportent l'ombre jusque dans sa tête... Le monde, le lieu du sauvetage, de la vraie vie, de la lumière... Mais le monarque est bel et bien prisonnier de son propre château, de sa famille royale, des attentes qui l'immobilisent, des rôles qu'on lui assigne et qu'il ne souhaite pas jouer...

 

 

Paradoxalement, c'est sur scène qu'il se sent le plus libre, le plus en vie. C'est sous le feu des projecteurs qu'il donne la réplique aux acteurs et c'est alors qu'il peut se montrer sous son vrai jour : un très jeune homme cultivé, maniant le français à la perfection, libre de manifester de vraies émotions... C'est grâce à sa pratique aisée du français qu'il a lu Voltaire, qu'il tient pour un homme remarquable, et qu'il correspond avec lui... Il rencontre aussi les autres encyclopédistes, et savoure là un moment inoubliable. Hors ces rares instants de bonheur, il retombe inlassablement dans une mélancolie tragique ou dans ses accès de fureur... Per Olov Enquist révèle comment la famille royale et les ambitieux tirent les ficelles d'un jeu, d'un enjeu politique qui enfonce le roi dans une folie de plus en plus sombre – le flambeau noir, c'est ainsi que Guldberg, intrigant obscurantiste, nomme la folie du roi...- et irréversible, d'autant qu'on se permet de lui ôter les gens qu'il aime, de lui en imposer d'autres, comme Guldberg, qui le guident avec sûreté au bord du gouffre.

 

 

Il est vrai qu'il serait difficile de croire, pour tout observateur extérieur, et Per Olov Enquist, en auteur soucieux de ses sources, cite le rapport d'un conseiller à la Cour suédoise, et celui d'un envoyé de la Cour d'Angleterre d'où est issue la femme de Christian VII... Il serait difficile de croire, et surtout de comprendre, que le médecin du roi n'est pas un traître à la patrie, mais quelqu'un qui a saisi toute la fragilité de son patient, découvert ses talents, senti ses vrais besoins, et lui offre durant quelques années l'assurance d'être compris, soutenu, aimé. Quelqu'un qui ne vise pas le sommet - et cette incompréhension qu'il suscite à la Cour le rend vulnérable – mais qui, comme le lui suggère Diderot, lors de leur rencontre, va « se faufiler dans le vide du pouvoir » pendant deux années...

 

Un mot des deux amants : le médecin et la reine. Ils ont la bénédiction du roi, trop heureux d'être débarrassé d'un fardeau de plus, celui d'honorer sa femme... Chacun à la Cour, lorsqu'elle arrive, pense que Caroline-Mathilde n'est qu'une oie blanche et qu'on n'a rien à craindre d'elle. En réalité, elle se montrera d'une acuité étonnante, car celle qui pense que les oiseaux d'eau dorment, « engoncés dans leurs rêves », sur les eaux gelées de l'hiver, a une vision de la vie politique bien plus acérée que celle du médecin des Lumières, qui sait qu'il est plus fait pour exercer la médecine populaire que pour révolutionner un Danemark frileux...

 

J'ai aimé l'écriture de Per Olov Enquist, fluide, belle... Un coup de chapeau aux deux traducteurs... J'ai aimé ce style en spirale, qui parfois rappelle comme une litanie certains faits déjà cités, pour toujours avancer vers de nouvelles répétitions, légères cependant... Même l'écriture rappelle l'essence du monde du théâtre... Mais peut-être aussi montre-t-elle comme le cerveau fragilisé du monarque perçoit les choses, comme il a besoin de repères fixes pour se rassurer, et cependant, envers et contre tout, comme la vie le mène là où les événements le décident, sans qu'il ait la moindre prise dessus...

 

La vie de Christian VII relève d'une tragique méprise : celle d'un homme qui ne l'a pas choisie, qui n'a pas eu le droit de suivre ses propres intuitions le poussant vers le bonheur, à part peut-être, pendant les quelques années où ce médecin se soucia de lui, et où sa maîtresse occasionnelle lui offrit un peu de son temps...

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Critique d'art...
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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 14:24

 

Jérôme Lamonica fait partie du groupe Spirale, compagnie amateur fondée à Voiteur, dans le Jura, par Yves Gilles et une poignée d'amis depuis 1993. La particularité du théâtre Spirale, nous confie Jérôme, est de se doter chaque année d'un metteur en scène professionnel. Une autre de ses particularités, c'est de monter aussi bien des pièces contemporaines que des classiques. Cette année, avec Christophe Vincent, ils ont opté pour un projet ambitieux : mettre en scène Sainte-Jeanne-des-Abattoirs, de Bertold Brecht. Pourquoi ambitieux ? Parce qu'il fédère une compagnie professionnelle et quatre troupes amateur, dont une chorale ; en tout quarante personnes dans un lieu à la mesure du théâtre épique de Brecht...

 

POINT DE VUE : Jérôme Lamonica, comédien de la compagnie amateur Spirale :

 

« Ça fait deux ans qu'on couve ce projet, avec Christophe, explique-t-il. Nous avons tout de suite eu la volonté de renforcer la mixité entre professionnels et amateurs. Pour nous à Spirale, le défi à relever était de nous trouver confrontés à un rythme professionnel... » Challenge réussi ? « Je ne sais pas... On verra à la fin du mois, lors des représentations*. » Il ajoute qu'il y a « parfois LE bon moment pour mener à bien un projet. Les Collectivités locales nous ont suivis, ce qui était indispensable, sur le plan financier. Mais au départ, c'est l'envie qui nous a guidés. On commence et on verra bien !... »

 

POINT DE VUE : Christophe Vincent, le metteur-en-scène professionnel

 

« C'est un projet d'une envergure énorme. La mise-en-scène est d'autant plus compliquée que nous n'avons pu disposer du lieu qu'à la dernière minute. Les comédiens devaient se projeter pendant les répétitions. Quarante comédiens sur le plateau, c'est le théâtre épique par définition et aujourd'hui plus que jamais, je veux travailler pour ce théâtre-là. Un théâtre où le héros n'existe pas, ou seulement par sa confrontation avec les autres... Un théâtre difficile à faire passer au départ. Je travaille à le rendre visible et accessible à tous... »

Christophe Vincent a fondé la compagnie professionnelle Cinématique Théâtre en 2004. Il travaille dans l'optique de mêler différents arts sur la scène, comme le cinéma, le chant, la danse... Son écriture pour le théâtre est très souvent proche d'un scénario de film.

Pourquoi Brecht ? Et pourquoi cette pièce-là, de Brecht ? « Tout d'abord, parce que le thème est complètement d'actualité : la crise économique et la violence sociale qui en découle. » Brecht est aussi le théoricien de la mise en scène. C'est lui qui crée la distanciation, ou l'impossibilité pour le spectateur de s'identifier à un personnage afin de permettre à son esprit critique de s'exercer...

 

POINT DE VUE : Claire Mairet, comédienne professionnelle

 

« J'ai été pressentie pour le rôle dès le début. J'ai l'habitude de travailler avec Christophe, même si j'ai fondé ma propre compagnie Deux Pièces-Cuisine. J'adore travailler avec lui. Il a un oeil cinématographique que moi, je n'ai pas... »

 

POINT DE VUE : Claude Mairet, musicien, compositeur, arrangeur

 

« Ça fait déjà quelques années qu'on est complices, avec Christophe. Je lui donne un blanc-seing...Pour Sainte-Jeanne, Christophe a voulu des ambiances, un univers sonore qui permet d'éprouver des émotions pendant le jeu des acteurs. La distanciation, c'est aussi une manière de gérer ses émotions, ça peut inclure des décalages... Surtout dans la manière dont Christophe traite le transport du son sur scène... Il montre que l'on donne une atmosphère factice, en transportant le son dans une boîte, apportée par un personnage, sur scène. »

 

POINT DE VUE : Julien Henrici, comédien de la troupe amateur Les Polochons

 

« Nous sommes une petite troupe située à Baume-les-Messieurs, nous ne sommes que six. Nous avons déjà un metteur-en-scène professionnel, Alain Aigle, mais c'est lui-même qui nous a incités à nous engager dans le projet de Sainte-Jeanne avec les autres compagnies. Le fait de travailler avec des professionnels nous donne plus de rigueur dans le travail, une autre vision du théâtre, du jeu des acteurs, par exemple lorsqu'on regarde Chantal Mairet, on apprend à être plus juste, dans les gestes, l'attitude, l'état du personnage immergé dans le contexte de la pièce... »

 

POINT DE VUE : Francine Gaonach, chef de choeur, de la chorale amateur Les Voix de la Seille

 

« C'est Claude Mairet qui a écrit la musique pour la pièce. Il devait allier la beauté du chant et le côté pratique lié aux déplacements sur scène. Au début, pour nous, ça a été dur. Puis on prend vraiment du plaisir, on se prend au jeu, pourtant, on n'a jamais joué... »

 

Une choriste : « Nous, on avait l'habitude de chanter de manière statique, avec notre chef de choeur en face de nous. Il a fallu apprendre à chanter en marchant, et c'est pas facile. On s'est tous pris au jeu... »

 

POINT DE VUE : Didier Marchal, régisseur lumières, appartient à la Compagnie Cinématique Théâtre

 

« Techniquement, c'est difficile. Ce n'est pas un théâtre, il n'y a donc pas d'accroches pour poser les spots. Et il n'y a pas de décors, la lumière doit donc à elle seule créer les ambiances. Dans Brecht, la lumière était montrée pour permettre la distanciation. Je réfléchis... »

 

POINT DE VUE : les ouvriers, appartenant à diverses troupes

 

« La soupe n'est pas bonne...Elle est surtout rare ! On nous promet du travail, mais on se fait avoir... On est exploités, mais à la fin... »

 

AU-DELA DES DIFFERENTS POINTS DE VUE,

L'UNANIMITE SUR CE QU'ILS APPELLENT TOUS

« UNE GRANDE AVENTURE HUMAINE »...

 

« Un bonheur d'être dans ce genre d'aventure... Quarante ensemble, tous dans le même bateau, tous impliqués... » Claire Mairet, comédienne professionnelle.

 

« Une grosse aventure humaine avant tout. Il a fallu apprendre à travailler ensemble et à se connaître... Ça doit être difficile pour le metteur-en-scène, mais il le fait bien, c'est un pro. Quand on y sera arrivés, ça sera une grosse satisfaction. Tout a été imaginé par Christophe. Il a toutes les images dans sa tête. Ensuite, chacun doit construire son personnage en trouvant ses accessoires, même si certains costumes ont été achetés, par exemple, ceux des Chapeaux Noirs...» Aurélie la présidente de Spirale, compagnie amateur.

 

« Avant tout une grande aventure humaine. Ça sera vraiment un très, très bon souvenir... Une satisfaction personnelle, car même en tant qu'amateur, on arrive à tirer son épingle du jeu. C'est valorisant. » Julien Henrici, de la troupe amateur Les Polochons.

 

« C'est une grosse aventure humaine, à quarante personnes. On ne se connaissait pas tous. On a appris à se découvrir. C'était un gros défi, la cohésion de l'ensemble... Si on n'éprouve pas de plaisir, ça ne marche pas. Ça y est, tout le monde y est. La chorale aussi, pas forcément évident au départ... Ce qui a fait la différence : les week-ends qu'on a passés ensemble... On a gagné ! » Jérôme Lamonica, comédien de la troupe amateur Spirale.

 

 

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Articles de journal
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 15:13

 

Vous serez toujours accueillis chaleureusement et en toute simplicité, si vous décidez de vous rendre à Torpes, sur le site du Portail des Bresses. Et il ne serait pas étonnant que vous repartiez avec un panier rempli de produits de la ferme biologique ( appellation attendue en février 2012) ; fromages de chèvre et de brebis, légumes frais et pains cuits au feu de bois... Ici, une douzaine de personnes ont décidé de se constituer en collectif, dans le but de pallier à la dégradation de l'environnement et des relations sociales. « Il s'agit de recréer un lieu de cohérence écologique,comme le souligne André Regler, l'un des tout premiers participants, où l'entraide et la solidarité sont le ciment. »

 

UN LIEU DE COHERENCE ECOLOGIQUE ET DE SOLIDARITE

 

André Regler, et sa compagne Françoise Bergère, eux, ne travaillent pas à la production agricole. Cependant, ils expliquent : «  Demain, il faut du monde pour récolter les oignons, alors nous y allons tous. » Ils s'investissent pour l'heure dans l'éco-construction. Le chantier actuel requiert de terminer le bâtiment professionnel, qui accueillera le magasin pour la vente des produits des jeunes agriculteurs et de la boulangerie, le fournil du boulanger, une salle de réunions et deux bureaux ouverts à de nouvelles candidatures éventuelles. En effet, toute personne intéressée par les objectifs du lieu peut tout à fait demander à s'y installer pour mener sa propre activité professionnelle, quelle qu'elle soit ( avocat, masseur-kinésithérapeute ou autre...). En matière d'éco-construction, André et Françoise n'en sont pas à leur premier essai puisqu'ils ont construit chez eux un gîte en n'utilisant que des matériaux écologiques. Ils font donc profiter les autres de leur temps ( ils sont à la retraite depuis peu) et de leur savoir-faire.

 

 

Contact pour s'installer professionnellement sur l'écolieu :

André Regler/Françoise Bergère

03 85 72 30 92

 

UNE AVENTURE QUI DEMANDE DU TEMPS

 

En 2006, alors que les premiers intéressés cherchaient un lieu pour implanter leur projet dans le Jura, toutes les portes s'étaient jusqu'alors fermées. C'est le maire de Torpes, en Saône-et-Loire, Jean Chaudat, qui le premier, s'est montré ouvert à leur étonnante proposition et a demandé à Gaby Rebouillat s'il ne voudrait pas céder sa ferme à ce collectif. L'agriculteur à la retraite avait sympathisé dès 1975 avec les idées nouvelles des agriculteurs biologiques dans le sud du Jura. A l'époque, il n'avait pu seul se lancer dans l'aventure. « Et puis, les agriculteurs biologiques étaient considérés comme des marginaux », témoigne-t-il. Le projet lui a plu, et il leur a donné leur chance.

 

Françoise Bergère souligne : « Depuis le début, une trentaine de personnes se sont investies dans cette aventure, certaines seulement quelques mois, voire quelques années. Mais elles ont toutes joué un rôle important. Les premiers étaient des béliers, il en fallait, pour initier le projet. Désormais, nous sommes plutôt des gens qui savent gérer le quotidien et qui acceptent la lenteur... »

 

LES JEUNES AGRICULTEURS :

 

YAN ET LES BREBIS

 

Yan Lagouge, chimiste à l'origine, s'est reconverti pour devenir berger il y a quelques années. Il s'est formé dans le Gers et les Pyrénées, et avec sa compagne Alix Viginier, il a choisi le Portail des Bresses pour s'occuper d'une centaine de brebis basco-béarnaises et dresser les deux chiennes qu'il a ramenées : Féline, la Montagne des Pyrénées, est chargée de garder le troupeau en l'absence du berger, et de le rassurer. Frida, la chienne Border-Coolie, a un peu de mal à apprendre son métier de meneuse de troupeau sur la route, « surtout quand on l'emmène à 5 km à pied de la ferme », précise Yan Lagouge.

 

Il gère également toute l'édification de la nouvelle bergerie depuis le début des travaux. Aujourd'hui, il est fier de montrer la cave provisoire dans laquelle il affine la tome. Plus tard, cette salle redeviendra la chambre froide comme prévu initialement.

 

Le nouveau bâtiment n'est pas encore tout à fait prêt à accueillir les brebis, ainsi que les installations dans la salle de traite automatique, et les deux caves ne sont pas terminées. Mais le chantier avance bien. Yan rêve de « mettre les brebis dans la nouvelle bergerie d'ici un mois, pour que tout le monde soit au même endroit pendant l'hiver. »

 

ADELE ET LES CHEVRES

 

En effet, Adèle a pu installer ses soixante-cinq chèvres poitevines dans la toute nouvelle bergerie il y a une semaine. « Tout le monde est content, dit-elle, le sourire aux lèvres, les chèvres et nous, on a assez de place pour bouger, pour les faire manger, la lumière entre à flots, les chèvres donnent plus de lait... ».

 

Adèle est la fromagère de l'écolieu. Elle fabrique la tome de brebis ou la tome 2/3 brebis, 1/3 chèvre, ainsi que les autres fromages de type crottins ou à la grecque.

 

PRIX DES PRODUITS LAITIERS

 

Pour les tomes et le fromage à la grecque, il faut compter 22€ le kg.

Pour les crottins, 2€ pièce.

Pour le yaourt de brebis, 6,70€ le litre.

 

THOMAS ET LES LEGUMES

 

Il convient de prononcer son prénom à l'allemande : Thomass. En effet, Adèle, sa femme, est Américaine, tandis que Thomas, lui, est Allemand... Mais rassurez-vous, ils parlent tous deux très bien le français !...Et si Thomas a toujours l'air préoccupé, ce n'est pas qu'il vous fait la tête, c'est qu'il pense que les choses ne vont jamais comme il le voudrait... Cependant, ses légumes sont délicieux et variés... Thomas se fait un plaisir de cultiver environ soixante espèces différentes de légumes. Et dès que vous lui direz bonjour, son regard s'éclairera d'un vrai sourire...

 

Il préfère, bien entendu, que vous lui réserviez des paniers à l'année, selon le principe de l'AMAP ( Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne). Cela lui permet de planifier son travail à l'année, sur un plan financier, surtout. Mais vous pouvez aussi acheter ses légumes sur l'un des marchés où les gens de l'écolieu vendent leur production.

 

Si vous êtes curieux, allez jeter un œil sur le blog de Thomas :

http://tri-lingual-farming.blogspot.com/

 

LES MARCHES

OU LE PORTAIL DES BRESSES EST PRESENT :

  • Le vendredi à Torpes, de 16h30 à 19h

  • Le vendredi à Bletterans, pendant l'été, de 17 à 20h

  • Le samedi matin à Beaune

  • Le samedi matin à Saint-Germain-du-Bois

 

L'ECOPAIN

 

Dominique Leduque est boulanger et fabrique diverses sortes de pains biologiques ( aux céréales, aux graines, au seigle, au chocolat et citron...). Depuis peu, sa compagne, Irène l'a rejoint pour l'aider dans son entreprise. Dominique a tout d'abord bénéficié du coup de pouce de la Couveuse d'Entreprises 71. Il vole maintenant de ses propres ailes... Le couple vient de déménager pour se rapprocher de l'écolieu où il travaille depuis plusieurs mois maintenant.

 

L'écopain est également en vente sur le marché de Lons-le-Saunier, le jeudi matin.

 

DEVENIR CONSOM'ACTEUR AU PORTAIL DES BRESSES,

C'EST SIMPLE...

Si vous souhaitez manger sainement et local, le Portail des Bresses à Torpes est fait pour vous... Mais vous pouvez également y trouver d'autres avantages. En effet, l'écolieu propose tout au long de l'année diverses animations qui pourraient bien vous intéresser :

  • les chantiers participatifs ( en éco-construction)... Vous pouvez venir donner un peu de votre temps et d'huile de coude pour aider à l'édification des bâtiments...

  • Les Portes ouvertes...

  • Les ateliers de cuisine vous sont ouverts, il suffit de vous y inscrire quand ils ont lieu. Ainsi, vous pourrez fabriquer votre propre choucroute à partir des choux cabus de Thomas et des épices et autres fines herbes qu'il vous proposera, ou encore apprendre à choisir les plantes sauvages et à les cuisiner...

  • Adhérer à l'association loi 1901 Alterconso, qui permet aux gens du Val-de-Brenne de grouper des achats de produits biologiques comme les agrumes corses en hiver, les jus de pommes et autres cidres de la région, ou l'huile d'olive du sud de la France et j'en passe...

  • Enfin, si vous aimez les festivités, il n'est pas rare que le Portail propose une fête, un moment de convivialité ou un bal folk grâce aux nombreux musiciens qui en font partie. Sa fête annuelle, sur inscription, vient d'avoir lieu le 20 août. Le thème en était „les jeux“. Elise, 19 ans, y a participé : „C'était génial, dit-elle. On a joué toute l'après-midi, et comme j'étais bonne joueuse aux échecs, tout le monde voulait jouer avec moi !..."

Par Françoise Heyoan - Publié dans : Articles de journal
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