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22 Feb

Randonnée équestre avec Béa, jument comtoise de 8 ans et Jupiter, labrador de 6 ans. 3ème jour

Publié par Françoise Heyoan  - Catégories :  #Contes


Circuit en une semaine dans le Haut-Jura :

Loulle – Narlay - Les Cingerneaux – Crouzet –

Arsure/Arsurette – Bourg-de-Sirod – Loulle.

 

 

3ème jour : Cingerneaux – Crouzet :

Lever à cinq heures... La Béa s'est fait une prise de longe ! Rien de grave. Petit roupillon avant de se lever pour de bon. Nous faisons tout au ralenti à l'étape tant Béa a un bon pas. Même en côte, elle nous contraint à marcher vite.

Nous traversons Foncine-le-Bas où la fromagère me salue. Comme nous venons de partir, je n'arrête pas la jument. La dame le regrette sans doute, elle aurait bien aimé bavarder un moment d'autant que nous ne l'avons pas revue depuis que nous n'habitons plus le village voisin. Tant pis !...

Béa monte la côte jusqu'à Foncine-le-Haut, bien, toujours avec son défaut mais je travaille à le lui faire perdre. Elle hennit à chaque entrée et sortie de village, ce qui ne plaît pas du tout à Olivier. Quand c'est lui qui la mène en main, il me la rend...

A Foncine, nous nous arrêtons sur la place en contre-bas, le long de la Saine. Les enfants jouent avec des gamins sur les installations de la cour de l'école maternelle. Olivier s'occupe de la jument. En passant devant la boulangerie, j'ai vu de bonnes choses. Je cours en acheter !

Line et moi en profitons pour faire les courses pour la suite de la randonnée. L'épicier , qui nous connaît, vient discuter avec Olivier et admirer la jument tandis qu'avec Line et les enfants, nous allons chercher de l'eau. J'ai acheté des cartes postales et Line m'a trouvé des timbres de collection à la poste... sur la coupe de football. Elle en est toute désolée...

L'après-midi, je mène Béa en main dans la côte jusqu'à Chatelblanc où nous prenons de l'eau à la fontaine. Tous les habitants nous regardent de haut, un pépé nous fait une réflexion désagréable, personne n'a de foin à nous vendre pour la jument, même si les greniers en débordent jusque dans la rue !

Nous avons toujours trouvé des carrés d'herbe pour la Béa, mais à la pause de midi en ville, elle était bien contente de manger le foin que nous lui avions emporté depuis la maison. Il n'en reste plus un brin...

Nous décidons de raccourcir notre itinéraire par rapport à nos prévisions parce que les étapes sont longues et sportives. Olivier veut aussi rentrer à temps pour sculpter dans un tronc de tilleul une statue de l'Ile de Pâques qu'on lui a commandée pour la fête de Loulle. Line, elle, reprend son travail bientôt.

Après Chaux-Neuve, nous bifurquons sur la gauche en direction des Crouzet. Le panorama est superbe dans la combe. Nous passons près d'un ranch. Les hommes sont en train de soigner leurs chevaux qui viennent tous au long de la route. La Béa s'énerve mais nous passons sans difficulté. Nous sommes fiers d'elle. Nous trouvons un coin tranquille, bien que situé au bord de la route. Le propriétaire du bois nous permet d'y passer la nuit. Celui du ranch nous propose son tipi et nous permet de mettre Béa dans le pré avec ses chevaux. Nous n'y tenons pas mais le remercions.

Olivier arrête la première voiture qui passe pour aller chercher de l'eau au Crouzet avec un jerrycan. C'est un jeune couple avec un bébé qui l'emmène et le ramène. Ils discutent avec nous et prennent une photo.

Nous apprécions tous la douche solaire. Olivier cueille des fraises des bois avec les enfants pour les faire cuire mais il oublie de les faire cuire... J'écris mes cartes postales.

Nous passons une bonne soirée bien drôle, les éclats de rire ne sont pas rares avec Line... Nous nous apprêtons à passer une bonne nuit.

A peine après le coucher, la Béa se met à hennir. Nous ne pensions pas être aussi près de ses copains du ranch... Obligés de nous relever, Olivier et moi allons vérifier la solidité des nœuds de ses longes, à la lampe de poche. Nous avons encore toute fraîche en mémoire sa fugue de vendredi, jour du vrai faux-départ, où nous lui avions appris à brouter en longe devant la maison. Au bout d'une heure ce jour mémorable, on se retourne : plus de Béa au bout de l'anneau. Son licol mal fermé s'était ouvert et elle s'était payé un galop dans les prés à vaches. Merci aux clôtures ! Elle a fini par remonter chez nous, suivie de près par Olivier, de loin par moi, tandis que Line qui voyait revenir la Béa toute seule se demandait bien où nous étions passés !

Bref ! Cette nuit que nous espérions réparatrice commençait très mal... La jument a henni deux ou trois fois puis a fini par se calmer. Elle a rappelé un peu la matin, c'est tout.

Le gars du ranch a appris à Olivier qu'il s'agit d'un cri de ralliement. Si elle ne crotte pas en même temps, ce n'est pas une manifestation de peur, mais cela peut tout de même montrer son inquiétude.

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