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22 Feb

Randonnée équestre avec Béa, jument comtoise de 8 ans et Jupiter, labrador de 6 ans. 2ème jour

Publié par Françoise Heyoan  - Catégories :  #Contes


Circuit en une semaine dans le Haut-Jura :

Loulle – Narlay - Les Cingerneaux – Crouzet –

Arsure/Arsurette – Bourg-de-Sirod – Loulle.

 

 

2ème jour : Narlay – Les Cingerneaux :

Soleil éclatant. Après avoir pris le temps de déjeuner, de plier et de charger, nous partons. Je marche avec Jupiter, notre labrador. Je ne suis pas encore très rassurée en charrette – les souvenirs difficiles avec Cadou, notre ancien jeune comtois, sont encore frais – et je m'ennuie un peu. Je regarde la Béa monter la côte avec sa charrette. C'est joli. En haut, coup de théâtre ! Un groupe de cavaliers novices arrive droit sur la jument, sur le mauvais côté de la route. Elle s'affole, hennit... Je cours pour donner un coup de main à Olivier, sans comprendre pourquoi ces gens persistent à suivre le mauvais côté de la route, droit sur Béa qui ne cesse pourtant de manifester son inquiétude ! Olivier est même obligé de l'arrêter en attendant que ces messieurs daignent changer de côté juste sous le nez de la Béa qui piaffe, se tord le col au risque de me cogner la tête, hennit de plus belle... Je la calme de mon mieux et au moment de repartir, plus de Jupiter ! J'avais à peine remarqué les deux chiens en liberté qui accompagnaient les cavaliers. Il les a suivis ! Line trouve la laisse et fonce le récupérer, tandis que je m'efforce toujours de calmer la jument, qui malgré mon massage à l'étrille, fulmine. Des gens viennent nous voir et nous parler. Line arrive enfin avec le chien, elle est écarlate. Elle qui n'avait pas envie de marcher ce matin, hé bien, elle a couru ! Olivier conclut l'aventure :

  • Au moins, maintenant, nous savons à quoi elle réagit, la Béa !

Il est vrai qu'elle ne bronche jamais : ni en croisant voitures, tracteurs, vélos, motos, ni en entendant aboyer les chiens, crier les enfants... Mais quand elle rencontre des congénères, elle semble leur signifier qu'elle est la seule à avoir droit de passer par là !

Nous montons la côte d'Ilay au Pic de l'Aigle, sur la nationale, sans problème. Béa en main est toujours à ma gauche derrière moi, ce qui me tord l'épaule et m'occasionne une belle ampoule, sans oublier qu'elle pourrait me marcher dessus. J'entreprends de la dresser à rester à ma droite et plus loin de moi. Olivier, qui la mène aux longues guides, l'oblige aussi à rester à ma droite mais c'est difficile !

Nous franchissons le Pic et descendons face aux montagnes des Planches, panorama magnifique et plein soleil. Nous prenons de l'eau à la fontaine de La Boissière, prenons à droite une route forestière et après le pont sur la rivière, recommençons à monter jusqu'à la cabane près de laquelle nous comptons nous arrêter pour manger. La Béa n'en peut plus. Nous la soulageons au plus vite. Elle se jette sur l'herbe qui semble délicieuse...

Des cueilleurs de champignons venant de Suisse nous montrent, l'un à contre-cœur, les « écailleux » qu'ils ramassent. Ils ressemblent aux lépiotes.

Nous réharnachons vers cinq heures, ne sachant pas si nous arriverons au bout de l'étape prévue, tant la Béa a peiné ce matin. Mais après un bon picotin, elle va bien. Nous traversons la N5 tranquillement, remontons à Fort-du-Plasne en savourant le paysage. Les gens nous regardent passer avec bonhomie. Nous demandons de l'eau potable. Olivier, qui avait descendu les enfants qui souhaitaient marcher un peu, s'époumone pour me faire arrêter. Je lui explique que j'ai d'abord voulu m'éloigner d'un pré où il y avait d'autres chevaux. Mais Béa est passée dans le calme.

Nous descendons la côte du Lac-à-la-Dame, un peu mécaniquement pour Béa et moi. Le reste des troupes ne vaut guère mieux.

Surprise aux Cingerneaux : une superbe comtoise s'affole dans le pré contigü au chemin, galope jusqu'en haut de la bosse où elle rejoint deux congénères. La Béa hennit mais avance sagement. Je suis contente d'elle.

J'ai mené en main toute la journée. Line et Olivier me permettent de prendre ma douche tranquille tandis qu'ils s'occupent de la jument, montent la tente et font à manger. Je lave les enfants dans un seau à l'abri de la tente. Nous nous faisons dévorer par les moustiques.

Un vieux couple de promeneurs nous a parlé et souhaité une bonne soirée.

Nous sommes étonnés d'être arrivés au bout de l'étape !

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