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22 Feb

Randonnée équestre avec Béa, jument comtoise de 8 ans et Jupiter, labrador de 6 ans. 1er jour

Publié par Françoise Heyoan  - Catégories :  #Contes


Circuit en une semaine dans le Haut-Jura :

Loulle – Narlay - Les Cingerneaux – Crouzet –

Arsure/Arsurette – Bourg-de-Sirod – Loulle.

 

 

Mercredi 6 août :

Nous avons failli partir vendredi 1er août après-midi... Mais ce fut un faux départ.

Tout était prêt. Le voisin était venu se mettre au courant pour soigner poules, lapins, chatte et nos trois chatons Cerise, Pollen et Fantasia. Nous avions fermé la maison à clé, mis plusieurs heures à charger correctement la charrette qu'Olivier venait de terminer. Un vrai chariot western bâché, que nos neveux Fred et Sam avaient contribué à construire la semaine précédente, avec leur oncle. Line nous avait rejoints depuis la veille où nous avions cousu ensemble le milieu de la bâche, chacune à un bout, jusqu'à la nuit, à l'abri de la pluie, dans l'écurie, éclairées à la lampe à pétrole ! Nous avions dû attendre le lendemain matin pour finir...

Olivier était inquiet pour son train de roues qu' il craignait d'avoir mal équilibré. Au fur et à mesure que nous la chargions, la calèche « culait » de plus en plus, bien que nous ayons placé les plus lourdes masses à l'avant.

Quant au cheval, nous avions échangé Cadou contre Béa cinq jours auparavant avec Gilles Charpentier, qui n'avait pu nous amener la jument plus tôt. Une belle comtoise de huit ans, bien plus sereine que Cadou, mais de la même taille. Un boulot épargné pour Olivier qui avait fabriqué et cousu tous les harnais d'après les vieux modèles que nous avions trouvés dans les greniers de la maison. Seulement... La Béa, aussi douce et agréable que possible, nous n'avions guère eu le temps de faire connaissance avec elle !

Elle était arrivée chez nous le dimanche après-midi alors que Daniel et sa famille passaient le week-end à la maison. Je l'ai montée ainsi que les filles quelques minutes dans le pré le lundi matin, tandis qu'Olivier offrait des tours de calèche à toute la famille. Le soir-même, je partais pour une heure de ballade montée. Le lendemain mardi, j'emmenais la Béa au milieu du village. Bien sûr, le passage de la fromagerie avec toutes ses grandes vitres, alors que la jument n'avait pas d'oeillères, est une épreuve ! Bien qu'effrayée, elle est passée assez calmement. Le mercredi, encore une heure de ballade... Là, nous commencions à mieux nous connaître.

Le soir, avec Olivier et les enfants Lili et Titou, nous avons fait le tour prévu pour notre randonnée à cheval, mais en voiture, afin de déterminer les meilleurs itinéraires et surtout les lieux de couchage. Nous avons fini à la nuit.

Bref ! Nous voici le vendredi 1er août après-midi... Ça ne faisait pas dix minutes que nous étions partis avec la Béa qui avait bien du mal à avancer, rechignait dans les côtes... Olivier, lui, menait, accroupi devant pour empêcher la charrette de culer. Il avait sa tête des mauvais jours. J'interviens :

  • Si ça ne va pas, on rentre à la maison, tu déplaces tes roues et on repart demain. Qu'est-ce que ça fait ?

Demi-tour !

Nous croisons un jeune agriculteur dans un tracteur avec une double remorque de foin sur la route très étroite. Il est en descente et reste au beau milieu de la chaussée alors qu'Olivier pousse la jument sur le bas-côté pour pouvoir continuer à monter. Je fais signe au gars qu'il a de la place pour dégager la voie. Furieux, il s'arrête derrière nous pour gueuler que lui, il travaille ! Olivier lui répond qu'il est dans son tort, un point c'est tout !...

A la maison, les chats nous accueillent. Nous déchargeons. Olivier bricole pendant deux heures et le lendemain matin, vers 10 heures, nous voyons arriver le voisin qui vient soigner nos animaux.

Nous voici quand même partis, pour de bon cette fois ! Nous demandons de l'eau à Chevrotaine. Il fait un temps splendide. Un vieil homme qui est allé à l'école de Saumur vient parler avec Olivier et offre une sucette aux enfants.

Durant les cinq kilomètres de côte, je mène Béa en main. Tous les adultes et le chien marchent pour soulager la charge. Nous bavardons avec Line. La Béa se fait oublier mais elle a le vilain défaut de marcher à gauche, derrière moi.

Au lieu de coucher au Maclu, comme prévu, Nous préférons le calme d'un coin au-dessus du lac de Narlay, en face du camp scout où il n'y a personne. C'est là que l'an dernier, pendant notre rando avec Patam, Olivier avait rencontré le curé avec ses deux ânesses qui s'étaient sauvées à la vue de notre âne. Le même curé est passé ce soir chercher du bois et il est venu nous dire bonjour. Il avait reconnu Olivier.

Nous apprécions beaucoup les sacs de douches ! Mais les moustiques nous aiment aussi !

 

 

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