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12 Aug

Le bonheur de commencer à comprendre... enfin!... les signaux de mon corps

Publié par Françoise Heyoan  - Catégories :  #Textes à méditer

 

 

Il y a plusieurs années que je sais que je veux changer de métier. Je ne sais si j'y arriverai un jour, après de nombreuses tentatives qui ont eu des résultats divers...

J'en suis toujours là... Plus que jamais, même !

 

Bien sûr, j'ai charge de famille... Je ne peux donc pas me permettre n'importe quoi. Mais cette charge ne relève-t-elle pas de l'esclavage si je ne peux envisager d'exercer un métier qui m'apporte vraiment de la joie, alors que celui que j'exerce actuellement, outre ses nombreux avantages, certes, m'apporte aussi le sentiment diffus d'agir en masochiste, chaque matin, en me levant pour aller travailler ?...

 

Bien sûr, avec la conjoncture actuelle, je devrais m'estimer heureuse d'avoir un métier qui nous met à l'abri du besoin, ma famille et moi-même... Quelle conjoncture actuelle ? J'entends ce mot depuis près de quarante ans, maintenant !... Et qui me dit que je ne réussirai pas à gagner plus ? Pourquoi pas ? Pourquoi, après toutes ces années de bons et loyaux services, après plus de trente années de sérieux et de sens de mes responsabilités, n'aurais-je pas le droit de les assumer autrement ?...

 

Juste pour éviter la peur ? Quelle peur ? Quelles peurs ?

 

Bien sûr, je ne pourrai pas faire courir de risques, sur le plan financier, à mes enfants... Cela aussi, je le sais. Mais ils sont grands et peuvent aussi commencer à assumer une partie de leurs propres besoins. Suis-je condamnée, parce que mon fils veut faire de longues études, à continuer à aller jour après jour assurer un travail qui me ronge et m'épuise ? Lui-même, n'aurait-il pas intérêt à ce que sa mère soit plus épanouie par son nouveau boulot lorsqu'il rentre de l'internat ?

 

J'ai eu plusieurs signes avant mes vacances qui me montraient que mon travail n'était peut-être plus le bon... Des signes qui pourraient carrément devenir dangereux si j'insistais, je crois... Ce ne serait pas la première fois que je constaterais ce genre d'événements, que ce soit dans ma vie ou dans celle des autres, quand on insiste par peur de l'insécurité, alors que ce n'est plus le bon chemin... On finit par rencontrer de vrais dangers, par attraper des incidents qui tournent à l'accident, si l'on n'a pas compris assez tôt les avertissements pourtant répétitifs de la vie ( qui sait bien qu'on n'est pas toujours malins et qu'on a besoin de répétition pour comprendre, pardon, pour commencer à faire attention)...

 

Il y a deux semaines environ, alors que j'annonçais à mon ancien compagnon que j'avais pris une décision, je l'ai fait en ruisselant de larmes. Je lui ai annoncé que j'avais décidé de garder mon ancien métier, de faire simplement ce que j'aime en plus ( ce que je fais déjà, ce blog le prouve...), que je ne pouvais pas me permettre de me retrouver dans l'insécurité sur le plan financier. Il n'a pas fait de commentaires et je l'en remercie, d'ailleurs...

 

C'est mon corps qui s'est chargé des commentaires. Je n'avais plus aucune énergie, alors que je suis actuellement en vacances. Vidée. Au sens propre. J'étais vidée. Et je souffrais d'un mal de dos intolérable, au niveau des reins, comme une sciatique ( mais j'en ai déjà eu, et ce n'en était pas une). Je ne pouvais plus me bouger, me lever d'un siège, du lit... Je ne pouvais plus faire un pas. Imaginer ma journée en me levant relevait de la torture, tant je manquais d'énergie ne serait-ce que pour me lever le matin...

Rien n'y faisait. Ni mon alimentation saine, ni la gentillesse des gens qui m'entourent, rien. Jusqu'à ce que je comprenne. Cette décision que j'avais prise signait ma mort symbolique. J'y ai alors renoncé. Je ne sais pas ce qui m'attend à la rentrée, mais j'ai accepté de quitter mon ancien métier. Pour l'instant, je n'ai posé aucun acte dans ce sens, j'en pose juste dans l'autre sens : je réfléchis comment faire autrement, je travaille déjà dans une autre direction... Et mon mal de dos a cessé dès que je suis revenue en arrière, ainsi que mon épuisement physique et psychologique. Ils ne sont pas revenus. Du tout.

 

Alors, j'ai compris le sens de mes larmes, quand j'avais annoncé mon sacrifice à mon ancien compagnon. Je pleurais ma propre mort... L'extinction de la partie vivante en moi... Et plus jamais je n'accepterai cela.

 

 

L'oubli

 

Je suis une adepte de la méditation quotidienne, et même du yoga quotidien, même si je passe par des périodes où j'oublie ces pratiques... Alors, mon corps ne manque pas de me faire remarquer combien je vieillis vite, et combien on peut galérer avec un corps qui vieillit... J'accumule pendant ces périodes d'oubli tous les ennuis physiques possibles et imaginables... Problèmes de peau, d'articulations, coupures, brûlures, bref... Vous avez sans doute les mêmes petits soucis que vous vous dépêchez d'oublier, parce qu'on ne peut pas se plaindre tout le temps, n'est-ce-pas ?...

 

Après avoir lu Le Meilleur de Soi, de Guy Corneau ( merci mon fils !), on ne peut plus décemment se passer de ces pratiques quotidiennes, car il nous rappelle si bien à quel point elles sont bénéfiques pour soi et pour notre entourage, voire pour la planète toute entière... Il raconte qu'une expérience a été faite à la fin des années 90 pendant deux mois à Washington. Deux mille méditants y ont été invités. Le FBI a communiqué les chiffres de la criminalité pendant cette période : elle avait baissé de plus de 25% ! A chacun d'en tirer les conclusions qu'il voudra, en ce qui me concerne, j'aime cet adage : S'il y a de la paix en toi, il y a au moins un endroit en paix dans le monde... Je crois que celui-ci, je l'ai tiré, à peu de choses près, du livre Notre Vie est un Tipi, sur les passerelles de la sagesse amérindienne avec notre monde actuel.

 

La pratique quotidienne du yoga nous apporte un bien-être immédiat, mais c'est bien entendu le cas de nombreuses autres pratiques proches ( taï chi, aïkido, etc.) : le calme intérieur, le plaisir de se retrouver, et très vite, la souplesse qui revient. Les maux de l'âge reculent et se font, eux, oublier... Quel plaisir, n'est-ce-pas ?

 

Quant à la méditation, je sais depuis longtemps qu'il y a un Élément qui correspond pour moi à la guérison ( physique, psychologique...). C'est l'Eau. Peut-être est-ce le cas pour beaucoup de gens, car nous sommes constitués de plus de 90% d'eau, nous avons besoin de l'eau pour vivre, etc. Mais je pense que les Éléments ont une autre action, guérissante, apaisante, symbolique pour chacun d'entre nous. A chacun de trouver le sien. Pour moi, les Éléments ne sont pas quatre mais six : outre le Feu, la Terre, l'Air et l'Eau, je pense qu'on peut y ajouter le Bois et le Métal. Sans compter les Couleurs... Ainsi, je sais que ma couleur ( celle qui m'apporte de la joie) est l'orange, et je sais que la couleur turquoise est ma vraie complémentaire, et qu'elle est aussi agissante sur le plan de ma santé... Ce n'est pas de l'alchimie imbécile ou sectaire... Essayez vous-même... Et constatez sur vous...

 

Comment ? Il s'agit de se mettre en état de relaxation, pour commencer.

Ensuite, il suffit de visualiser, d'imaginer votre Élément préférentiel de la couleur qui, pour vous, complémente votre couleur préférée... Pour moi, il s'agit donc de l'eau turquoise, pour quelqu'un d'autre, il pourra s'agir de bois violet, par exemple... Peu importe ! L'essentiel, c'est que l'Élément et la couleur vous parlent... Puis, vous imaginez tranquillement que l'Élément coloré vous pénètre des pieds à la tête, ou l'inverse, en passant partout. Et vous laissez circuler les énergies qui sont un signe de santé : vous imaginez les échanges entre les différentes parties de votre corps par l'eau turquoise, ou la sève violette du bois... Pour le feu, vous pouvez imaginer des étincelles ; pour l'air des nuages, ou du vent ; pour la terre, des minéraux lumineux dont les rayons dardent ; pour le métal, des particules qui se déplacent... A vous de vous montrer imaginatifs !... Rien n'est ridicule, tout se passe en vous, et vous n'avez de comptes à rendre à personne...

 

Vous constaterez rapidement une vraie amélioration physique et psychologique...si vous essayez. Et d'autant plus si vous persévérez...Si vous ne vous êtes pas trompés d'Élément ou de couleur... Mais rien ne vous empêche dans ce cas de modifier un des paramètres jusqu'à ce que vous ayiez trouvé les bons.

 

 

Encore des oublis...

 

J'ai bien cru pendant ces vacances être frappée de la maladie d'Alzheimer, un peu en avance, il faudrait bien le reconnaître !... Enfin ! Apparemment, ce n'était pas cela... Ouf ! Mais il y avait de quoi s'inquiéter. Jugez vous-même... Voici les faits :

 

- J'oublie de serrer le frein à main de ma voiture qui dévale tout à coup le parking où je venais de la garer... Heureusement, il n'y a pas eu beaucoup de dégâts : juste un feu arrière cassé, vite réparé. Personne n'arrivait en voiture derrière moi, et nous qui étions descendus de voiture n'étions pas dans la ligne de mire du véhicule... Une haie l'a arrêté après qu'il ait traversé toute la pente du parking.

- Mon fils me tend les clés de la voiture que je lui avais prêtées au parking, lors d'un grand trajet. Fatiguée sans doute d'avoir conduit et du grand trajet où nous n'étions qu'à mi-parcours, j'attrape les clés, les balance sur le siège arrière et ferme ma voiture de l'intérieur ( il n'y a pas de fermeture électrique centralisée), puis je claque les portières... Aussitôt, je me dis, horrifiée : Mais qu'est-ce que j'ai fait ?!!!Nous avons dû faire appel à deux employés de l'aire de repos, et j'ai pu récupérer mes clés sans abîmer la voiture, mais j'ai eu chaud, nous avons tous eu chaud !... Coincés sur cette aire d'autoroute, nous avons frôlé les gros ennuis !...

- Je laisse mes clés de voiture sur le coffre...

 

Évidemment, tous ces incidents me mettent en alerte. Même mon fiston me dit :

  • Maman, je ne sais pas ce qu'il y a, mais je te supplie de réfléchir pour trouver ce qui se passe !...

  • Ben ! Je fais de mon mieux, je te promets. Moi aussi, ça m'inquiète !...

 

Je viens de comprendre ! Pratiquement avec quinze jours de retard, mais mieux vaut tard... N'est-ce-pas ?

J'avais décidé, pour mon fameux nouveau métier, de développer au maximum la peinture... Mais j'avais fait un non moins fameux oubli ! L'OUBLI !!! Et l'écriture, alors ?!!!... Voilà qui est peut-être réparé ?... Combien d'autres voies, encore, pour mon prochain métier ? Car je ne sais pas si la peinture et l'écriture pourront mettre du beurre dans nos épinards familiaux... Mais pourquoi n'y arriverais-je pas ? Il y en a bien qui réussissent, pourquoi pas moi ?... Peut-être ai-je encore d'autres cordes à mon arc, d'ailleurs ? J'espère qu'elles me seront révélées de manière moins préoccupantes, si c'est le cas.

 

12/08/10

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