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27 Oct

Le vrai sens de la prière

Publié par Françoise Heyoan  - Catégories :  #Textes à méditer

 

Les soins ne sont rien sans la prière. Je ne sais plus qui a dit cela. Je découvre cette nuit toute la profondeur de ces paroles. A l'heure où mon corps se réveille, mais pas encore toute ma conscience, les choses me sont apparues clairement. Et pourtant, cela fait si longtemps que je touche cette vérité du doigt... Je ne la comprends qu'aujourd'hui, dans toute sa dimension...

Les soins ne sont rien sans la prière. Et la prière n'est rien d'autre qu'une méditation agissante... Qu'une méditation qui projette sur l'écran de nos pensées les images de la santé florissante et de la joie de vivre d'une personne – qui peut être soi-même - ou d'un animal pour lesquels on éprouve de la compassion, de l'amour.

Qui dit méditation, a fortiori prière, dit contact avec Dieu, pour les uns, avec l'énergie divine, pour d'autres, avec une énergie positive qui nous dépasse et que même les plus grands savants, je pense à Einstein ou à Hubert Reeves, pour ne citer qu'eux, reconnaissent comme un point d'ancrage incontournable.

Je pense que la prière, ou la méditation, est une façon concrète de se mettre en contact avec cette énergie divine, par l'énergie de l'amour. Il est nécessaire, quand on veut prier ou méditer, de faire taire à l'intérieur de soi tout parasite bruyant. J'ai compris il y a peu – que de prises de conscience, ces derniers temps ! - que méditer ne signifie pas, comme je l'ai si souvent entendu, ou lu, faire le vide en soi. Tous ceux qui ont pratiqué le yoga, ou la relaxation, savent qu'il ne s'agit pas de cela. Il ne s'agit pas non plus de faire taire toutes nos pensées. Il ne s'agit pas d'agir contre soi avec volonté. Loin de là...

Quand vous priez, ou que vous méditez, vous focalisez au contraire vos pensées, qui ont la force de la parole, qui ont la force créatrice de la parole, sur un objectif que vous avez librement et délibérément choisi. En tout premier lieu, il s'agit non pas de faire le vide en soi, mais de faire régner le calme en soi, pour ne pas être perturbé par des pensées parasites. La technique de la relaxation est un bon moyen pour cela ( focaliser ses pensées sur le souffle, le ressenti intérieur du corps). Mais dès ce stade, la technique de la visualisation sur l'écran frontal permet un meilleur relâchement physique, et donc mental.

A chacun de se choisir les images qui lui permettent d'atteindre le plus rapidement possible ce résultat. Car le but n'est pas la durée. Il ne s'agit pas de battre des records de méditation... J'ai réussi à rester 20 minutes en méditation aujourd'hui. Ah oui ? Quel intérêt ? Personnellement, et je suis sûre que c'est là une question d'habitude, quelques minutes, voire secondes dans certains cas, me suffisent...même si parfois, je ne vois pas le temps passer parce que je suis le cours de mes visualisations successives... J'ai déjà parcouru des sentiers sous la terre, grâce à des amis spéléologues, et même si ce n'est pas le sport que j'ai préféré, je peux dire qu'il y a de cela. On découvre des images et des sensations inconnues, on explore sans voir le temps passer. Après une méditation, il est rare qu'on y ait passé autant de temps qu'en spéléo, mais ça calme autant !

Sur l'écran noir de vos pensées – pour paraphraser Nougaro – vous pouvez évoquer un film en couleurs, à vous d'y mettre du son, des sensations physiques : l'air sur votre peau, la lumière, les odeurs... ou pas, selon votre fantaisie, car il est important de se faire plaisir... et de solliciter votre corps dans son entier, autant que possible. Les images peuvent évoquer des paysages de plein air, naturels, des ciels, des animaux au ralenti, des végétaux en macro... Vous pouvez voyager librement... Selon votre bon plaisir... Quand vous sentez que vous avez atteint un état de calme agréable, vous pouvez passer aux images qui vous tiennent à cœur : celles qui vous permettront d'accompagner les soins d'une personne chère, d'un animal que vous souhaitez soulager, aider à guérir si possible... Si tel est son destin... Soyez imaginatif, pensez à tout ce que la personne ou l'animal aime ou vous évoque : un autre animal, un végétal, un minéral... Ensuite, ajoutez la couleur, les couleurs. Pensez que tout peut changer à tout moment, la vie est mouvante tandis que la maladie, c'est la fixité. Ne craignez pas de laisser vos images, les couleurs, les sensations se modifier au fil de vos pensées.

Vous savez que cette personne ou cet animal souffre du foie, qui est à l'origine d'une grave maladie de peau, par exemple ? N'hésitez pas à entrer par la pensée au centre de son corps, d'aller y visualiser son foie qui pourra être la fleur du chèvrefeuille, par exemple, et le système auquel il appartient pourra être la plante entière, et la peau sera évoquée par les couleurs de la plante... Si elle n'a pas ses vraies couleurs, qu'importe, laissez jouer votre imagination ! Le foie pourra se métamorphoser en minéral, pourquoi pas une améthyste, si vous ou la personne appréciez cette pierre, ou un saphir, un topaze... Bref ! Jouez avec les couleurs, les effets du soleil sur la pierre, les matières... Si la peau est très abîmée, par exemple, prenez le temps de polir la pierre, de la rendre douce au toucher, de la chauffer au soleil ou de vos mains... de la caresser... Osez tout ! Qui vous le reprochera ? Qui le saura ? A part vous... Vous pouvez évoquer un animal, par exemple, un dauphin et échanger la peau endommagée de la personne avec la peau lisse et brillante du dauphin, sa fluidité, sa joie de vivre auront raison de ses problèmes de foie...A moins que le foie soit lui-même un dauphin dans votre film. A vous de jouer.

Vous avez appris que telle personne ou animal souffre d'un abcès, d'un kyste, d'un polype, d'un fibrome, d'une tumeur bénigne ou maligne ? Bien sûr, vous ne pouvez vous substituer aux médecins, aux personnels soignants... Mais qu'est-ce qui vous empêche de projeter votre film intérieur pour soutenir cette personne ? Il n'est pas nécessaire qu'elle le sache, juste que vous, vous sachiez qu'elle a envie de guérir... Pensez à la hernie, par exemple. Visualisez-la, puis imaginez qu'elle devient une fleur. Attribuez-lui une couleur qui sera, pour vous, celle de la maladie. Puis, modifiez cette couleur. Modifiez également la fleur, faites-la faner, faites-la disparaître peu à peu...

Lorsque vous avez fini la prière, la méditation, votre corps le sent et vous réveille, petit à petit. Vous pouvez faire ce genre de méditation ou de prière, au début, le soir dans votre lit, pour vous apprendre et vous habituer. Vous risquez de vous endormir. Ce n'est pas grave. C'est que vous en aviez besoin. C'est tout. Remettez alors votre méditation pour une autre fois. Vous vous apercevrez bien vite que vous pouvez la faire n'importe où, et presque n'importe quand, même debout et entouré(e) de monde, même dans le métro aux heures de pointe ou coincé(e) dans les bouchons, après une journée harassante au travail... Vous vous apercevrez que vous en retirez énormément de bénéfice pour vous-même, déjà. Simplement par un gain de calme et de paix intérieurs. Un supplément de joie intérieure, aussi.

Et peut-être un jour, aurez-vous la chance d'entendre quelqu'un, quelqu'un avec lequel vous avez des relations de confiance réciproque, et que vous avez mis au courant de votre ou de vos méditation(s) pour lui – elle - vous dire : Au fait ! Tu sais, depuis que tu as fait ça pour moi, je ne souffre plus de... Peut-être n'y serez-vous pour rien ? Mais si la personne n'en a parlé qu'à vous, sans consulter, là, vous saurez que votre méditation a peut-être bien été agissante...

Vous êtes la personne la moins bien placée pour vous soigner vous-même, mais rien ne vous empêche d'essayer. Il ne s'agit pas de vous épier ensuite pour vérifier. Rien ne se résout dans la tension... Mieux vaut oublier, et se rendre compte, six mois, un an plus tard que... Tiens ! Ce dont vous souffriez six mois ou un an plus tôt ne vous gêne plus. Encore une fois, ce que j'explique là ne dispense pas de consulter un médecin ni de se soigner. Il s'agit juste d'un complément que l'homme peut se permettre. Un geste altruiste, sans attendre forcément de résultat. Pourquoi s'en priver ?

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claire 07/11/2009 11:10


je vous suis tout à fait dans ce que vous dites là... c'est si juste, si vrai... merci j'aurais tant à raconter sur ce sujet...


Françoise Heyoan 07/11/2009 11:25


Merci ! Souhaitez-vous me faire part de vos idées à ce sujet ? Dans ce cas, vous pouvez me renvoyer un commentaire que je ne ferai pas paraître sur le blog, je serai seule à le lire. Indiquez votre
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